Le projet annonce fièrement plus de 1 500 places de stationnement. Mais rapporté à la capacité du stade, ce chiffre devient beaucoup moins rassurant.
Pour faire tenir 8 000 spectateurs dans 1 500 voitures, il faudrait une moyenne de plus de 5 personnes dans chaque véhicule. Et cela sans compter les clients de l’hôtel, de la brasserie, les joueurs de padel, le personnel, les VIP et les autres activités du complexe.
Avec une occupation beaucoup plus réaliste de 2 à 3 personnes par voiture, 8 000 spectateurs représentent déjà environ 2 700 à 4 000 voitures. Autrement dit, les 1 500 places annoncées ne résolvent pas le problème : elles en absorbent seulement une partie.
Le WEX est alors présenté comme solution de secours. Mais le WEX a ses propres salons, foires et événements. Il y aura forcément des journées où le stade et le WEX fonctionneront simultanément. À ce moment-là, les parkings du WEX ne seront tout simplement plus disponibles pour absorber le trop-plein du stade. Cette situation a d’ailleurs déjà été soulevée dans les observations relatives au projet.
Et toutes les voitures qui ne trouvent pas de place ne disparaissent pas. Elles continuent à tourner, cherchent le moindre accotement disponible et finissent dans Aye, Waillet, le Clos Saint-Martin, sur les parkings d’entreprises, le long des routes et dans les chemins voisins. Pour les habitants, cela signifie des accès encombrés, des véhicules devant chez eux, des manœuvres incessantes et des difficultés pour simplement entrer ou sortir de leur quartier.
Le plus absurde est qu’il faudra malgré tout sacrifier des surfaces immenses pour créer ces 1 500 parkings. Qu’on les appelle « infiltrants », qu’on utilise des pavés ou des dalles alvéolées ne change pas l’essentiel : le terrain est décapé, compacté, aménagé et transformé pour accueillir des voitures. Un parking avec des trous reste un parking. Ce n’est plus un sol naturel.
On arrive donc à un paradoxe difficile à défendre :
artificialiser des hectares pour construire 1 500 places de parking… tout en sachant qu’elles sont très loin de pouvoir absorber seules la fréquentation d’un stade de 8 000 places.
C’est littéralement mettre un emplâtre sur une jambe de bois : énormément de terrain sacrifié, des milliers de voitures concentrées au même endroit, et malgré tout des quartiers voisins qui subiront le stationnement sauvage.
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