Marche connaît déjà des problèmes de congestion autour de la N4, du WEX et de Waillet. À cela s’ajouteront l’augmentation importante des effectifs du camp militaire et, avec le stade, l’arrivée simultanée de milliers de spectateurs.
Les solutions présentées — navettes, stewards, !!! barrières !!! pour laisser rentrer les riverains — sont manifestement insuffisantes face à la réalité du terrain. Une barrière n’aidera personne si la N4 et les accès sont déjà bloqués.
Ce projet ne créera pas quelques ralentissements : il aggravera durablement une mobilité déjà fragile à l’échelle de toute la commune.
IMPACT MOBILITE
Une saturation annoncée sur un réseau qui connaît déjà ses limites

Même avec plus de 1 500 places, le stationnement restera largement insuffisant face aux milliers de véhicules générés par un stade de 8 000 personnes. Le WEX ne pourra pas toujours servir de parking de secours, notamment lorsque les deux sites accueilleront des événements en même temps.
Résultat : stationnement sauvage, voitures dans les villages et les quartiers, accès encombrés pour les habitants… après avoir pourtant artificialisé des hectares pour construire ces parkings.
Beaucoup de sols sacrifiés, mais toujours pas assez de places : un véritable emplâtre sur une jambe de bois.
IMPACT STATIONNEMENT
1 500 places pour 8 000 spectateurs : un emplâtre sur une jambe de bois

Ce ne sera pas “un match tous les quinze jours”. Matchs, entraînements, padel et événements feront vivre le site en semaine comme le week-end, souvent précisément aux heures où les habitants aspirent au repos.
En raison du relief et des vents, le bruit atteindra potentiellement Aye, Waillet et le Clos Saint-Martin, mais également Waha, Marloie et d’autres secteurs de Marche-en-Famenne.
Or, ici, beaucoup ont choisi de construire leur vie pour le calme. Une maison représente des années de travail et un projet de toute une vie. On ne peut pas demander aux habitants de voir cette tranquillité durablement dégradée pour un projet privé qui pourrait être implanté ailleurs.
Un projet se déplace. Un quartier, non.
IMPACT SONORE

Le calme sacrifié, en semaine comme le week-end
8 000 supporters ne disparaîtront pas au coup de sifflet final. Ils se retrouveront dans les rues, les parkings, les cafés, à la gare et dans le centre de Marche, avec les déchets, le bruit, les rassemblements et parfois les débordements qui accompagnent les grands matchs.
Et il suffit de quelques dizaines de personnes pour gâcher une soirée entière : dégradations, voitures abîmées, vitrines cassées, jardins souillés, habitants inquiets et services mobilisés. Les problèmes de supporters existent déjà autour du club ; ils ne deviendront pas magiquement plus simples avec 8 000 personnes.
Le stade sera privé. Les nuisances, les dégâts et leur coût, eux, se répandront dans la ville.


Après le match, Marche - et tous les riverains - paieront l’addition
IMPACT TRANQUILITÉ/ ORDRE PUBLIC
Détruire la forêt, c’est détruire tout ce qu’elle abrite !
Le projet entraînera la destruction d’une partie d’un massif forestier ancien et la dégradation de sa lisière. Cette ouverture du bois modifiera le microclimat du massif restant, avec davantage de lumière, de chaleur et de sécheresse, et affectera les espèces qui y vivent, notamment les amphibiens, castors, oiseaux, chauves-souris et autres espèces protégées.
L’impact ne se limitera donc pas aux arbres coupés : c’est tout un équilibre écologique, constitué depuis des décennies et connecté aux zones naturelles voisines, qui sera fragilisé.
IMPACT ENVIRONNEMENTAL
Une atteinte à la biodiversité et aux milieux naturels de Marche

Des projecteurs annoncés sous toiture passent maintenant à 2,5 mètres au-dessus du stade. Ce changement augmentera leur visibilité et le halo lumineux vers le bois, le plan d’eau et les habitations voisines.
Pour les chauves-souris et toute la faune nocturne, l’obscurité n’est pas un confort : c’est un habitat indispensable. Éclairer davantage les lisières perturbera leurs déplacements, leur chasse et l’équilibre de toute la chaîne naturelle.
Et les riverains subiront eux aussi cette nouvelle lumière, soir après soir, dans un secteur choisi précisément pour son calme et ses nuits sombres.
Éclairer un stade ne donne pas le droit d’effacer la nuit autour de lui.
IMPACT LUMINEUX

La lumière gagne, la nuit recule, la faune paie
Le futur stade sera construit juste au-dessus d’une nappe phréatique qui alimente le Plan d’Eau de la Famenne et une zone humide fréquentée par les castors.
Fondations profondes, drainage, parkings, ruissellements pollués, terrain synthétique : tout cela viendra exercer une pression directe sur un système naturel déjà fragile.
Et si la nappe est perturbée, ce sont l’étang, la zone humide et toute la biodiversité qui en dépend qui paieront le prix.
Faut-il vraiment prendre le risque d’assécher ou de polluer un milieu naturel pour imposer ce stade à cet endroit ?
Un stade peut aller ailleurs. Une nappe phréatique et une zone humide, non.
IMPACT SUR L'EAU

Une nappe phréatique en danger pour construire un stade ?
Chaque morceau compte !
4 900 m² de forêt, “ce n’est pas beaucoup” ? C’est pourtant exactement comme cela que la nature disparaît : morceau après morceau.
À Marche, ces arbres et ces sols vivants protègent déjà notre territoire : ils apportent de la fraîcheur, absorbent l’eau, stockent du carbone et abritent la biodiversité. Et pendant que la Wallonie et l’Europe dépensent des millions pour reboiser, restaurer les sols et lutter contre les inondations, ici, on choisirait encore de supprimer une partie d’un bois pour construire un stade.
Aujourd’hui 4 900 m². Demain un autre “petit morceau” ailleurs. Et au bout du compte, que restera-t-il à nos enfants ?
On peut construire un stade ailleurs. On ne pourra pas leur rendre la nature que nous aurons décidé de détruire aujourd’hui
IMPACT CLIMATIQUE
Un projet à rebours des politiques actuelles de protection de notre environnement


On demande chaque jour aux citoyens de réduire leur consommation, de moins rouler, de mieux se chauffer et de limiter leur empreinte carbone.
Et dans le même temps, on envisagerait un projet de plus de 6 hectares, dont la construction pourrait représenter plusieurs milliers de tonnes de CO₂e, avant même le premier match.
Puis viendraient l’éclairage, le chauffage, le fonctionnement du stade et surtout le déplacement de milliers de voitures généré lors des rencontres. À chaque match, ce sont encore des dizaines de tonnes de CO₂ qui pourraient être émises.
La sobriété ne peut pas être exigée uniquement des citoyens. Elle doit aussi s’appliquer aux grands projets que l’on choisit d’autoriser.
IMPACT CARBONE


Quand le béton et l’acier alourdissent la facture climatique
Les jours de match, policiers, ambulanciers, pompiers et urgences seront davantage sollicités, pendant que les embouteillages compliqueront l’accès à Aye, Waillet, au Clos Saint-Martin et à Marche.
Un steward peut ouvrir une barrière. Il ne peut pas ouvrir un passage dans une N4 bloquée. Pendant ce temps, les policiers affectés au stade ne seront pas dans les quartiers, et les secours continueront à devoir répondre aux urgences de toute la population.
Un match peut attendre. Un AVC, un infarctus ou une maison qui brûle, non.


IMPACT SÉCURITE
Quand les secours devront eux aussi traverser les embouteillages
8 000 personnes au bord d’un bois desséché par les canicules : le risque est évident. Mégots, pétards, fumigènes et autres artifices sont déjà difficiles à contrôler dans le football malgré les interdictions.
Et pour provoquer un départ de feu, il ne faudra pas 8 000 imprudents. Il en suffira d’un.
Les riverains, les habitations, les animaux et le massif forestier devront alors vivre avec cette menace à chaque période de sécheresse.
On peut déplacer un stade. On ne récupère pas une forêt partie en fumée.
IMPACT INCENDIE
Un mégot, un fumigène… et tout peut basculer


« Le stade sera financé sur fonds privés » ne veut pas dire qu’il ne coûtera rien aux habitants. Police, circulation, nettoyage, voiries, sécurité et aménagements publics devront toujours être financés quelque part.
À Marche, les commerçants risquent même de subir les nuisances pendant que l’hôtel et les activités du complexe capteront une partie des retombées annoncées. À Somme-Leuze, le paradoxe est encore pire : les nuisances traverseront la frontière communale, pas les recettes.
Au final, si ces coûts ne sont pas intégralement supportés par l’exploitant, ce sont les budgets communaux — donc les citoyens — qui paieront, directement ou indirectement.
Les bénéfices seront privés. La facture, elle, risque d’être collective.








